Le cinéaste marseillais nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 87 ans. Avec lui c'est tout un cinéma proche “des petites gens” qui disparait.

Voici la note d'intention pour son film “Marche et rêve, les homards de l'utopie” 2001
NOTE D'INTENTION de l'Auteur Réalisateur
Par ce clin d'œil amusé en direction des comédies méridionales d'autrefois, je voudrais porter à l'écran, pour un large public populaire, au sens noble du terme, toute la saveur des caractères des petites gens du Midi, dont je suis, dans leur manière d'être, leur art de vivre, leur faconde, leur générosité…
Il s'agit, certes, d'une “comédie“, avec tout ce que cela suppose de situations cocasses, de rebondissements imprévus, mais une comédie qui ne manquera cependant pas de prendre un tour dramatique, car ses personnages, de chair, authentiques, se trouvent confrontés aux dures réalités de notre époque.
En jetant un regard attendri sur le personnage haut en couleur de Toinou, je veux aborder un sujet particulièrement sensible de nos jours : la perte d'illusions !
Il s'agit, de ma part, d'un geste d'amitié envers ces hommes et ces femmes, innombrables, qui se sont lancés, têtes baissées, dans des combats généreux pour ce qu'ils croyaient être l'avènement d'une société plus fraternelle, et qui se retrouvent, aujourd'hui, “dépassés“, désemparés, malheureux …
Ce film se veut être, à leur égard, une exhortation à ne pas baisser les bras, à ne pas renoncer à leur rêve.
Car, comme le proclame l'un des personnages importants du film :
“Sans utopie, ce monde pourri par le fric serait invivable !”
Paul CARPITA












Pour ceux que ça intéresse, KomplexKapharnaüm jouera en les 2 et 3 octobre (Face A et Face B) à Aubagne dans le cadre du Festival '




